HORUS

Dieu local de Hiérakonpolis puis d’Edfou (Haute Egypte), Horus résume la complexité du panthéon égyptien.Horus d'Hedfou

Son nom signifie, en toute probabilité le « Lointain », « Celui qui est loin » ou « Celui qui est au-dessus ». Dans la théorie osirienne, Horus est le successeur de son père Osiris. Il symbolise la fonction de souverain régnant. L’animal support de ce dieu est le faucon. Horus est multiple. A ce titre, on distingue l’Horus Jeune et l’Horus Adulte. L’Horus Jeune est le seul dieu qui apparaît enfant, dépendant de sa

C’est à Edfou qu’Horus de Béhédet est vénéré dans un grand temple (deuxième édifice en taille après Karnak) sous l’aspect d’Horus, soleil ailé, rayonnant et protecteur. A l’époque ptolémaïque, ce temple colossal est érigé sur la rive gauche du Nil à l’emplacement d’un  lieu de culte, dans un style archaïque. Les textes de cette ville nous révèlent les origines du temple symboliquement construit sur le premier élément matériel émergé du chaos liquide. Temple d'HedfouC’est là que le faucon s’établit sur un roseau. Le démirurge accorde alors à Horus la domination de l’Univers lui permettant de  repousser les attaques des forces hostiles à l’ordre cosmique (représentées par un serpent). Chaque année, la fête du Couronnement assure le renouvellement de la royauté d'Horus et réaffirme également le pouvoir du Pharaon, son représentant sur Terre. Durant cette cérémonie, le grand-prêtre choisit le faucon de l’année dans la volière sacrée du temple. Epoux d’Hathor, Horus retrouve la Divine chaque année à Dendérah à l’occasion de la fête de la Belle Réunion. De cette rencontre, nait l’enfant Ihy.

Sources : Mythes et dieux - le souffle du soleil - Isabelle Franco Pygmalion
                Petit dictionnaire des dieux égyptiens - Alain Blottière - Zulma
                Nouveau dictionnaire de mythologie égyptienne - Isabelle Franco - Pygmalion
                L’Egypte ancienne - présentation par Pierre Grandet - Points
                http://www.insecula.com/musee/M0182.html
                http://fr.wikipedia.org/wiki/Edfou

mère Isis. Il est Horsaïsis (« Horus, fils d’Isis »), Hornedjitef (« Celui qui prend soin de son père » Harendotès), Harsomtous (« Horus qui réunit les Deux Terres »), Harakhty, Harpocrate (« Horus l’Enfant », Eros chez les Grecs), Harparê (Horus le Soleil), Harpakhered. Horus Adulte est l’expression du divin en pleine possession de ses moyens guerriers et sexuels : il peut être Horakhty ou Harakhty (le soleil à son zénith)  Haroéris (« Horus l’Ancien »), l’Horus Béhédéty, Harmakhis («Horus dans l’horizon » nom du sphinx de Guizeh).

Dès la période archaïque, les rois choisissent Horus comme patron parce qu’ils en sont l’incarnation puis dans une moindre mesure, les pharaons suivants conserveront comme premier nom de leur titulature, un nom d’Horus. Le monarque est considéré comme Horus parmi les hommes car il succéde  à son père  puis  laisse le gouvernement à des souverains « successeurs d’Horus », protecteurs de l’Egypte et garants du maintien de la cohésion du pays. 

Le peuple égyptien
La monarchie

Horus, sous la forme du jeune enfant nu coiffé de la mèche typique et suçant parfois son index, est l’un des dieux les plus populaires en Egypte parce que les Egyptiens croient en sa capacité d’éloigner les animaux dangereux et de guérir les morsures (serpents, scorpions etc…). Les quatre fils d’Horus sont des génies liés symboliquement aux quatre points cardinaux, chargés de protéger les organes du défunt dans des vases canopes dont les bouchons sont à leur effigie : Hâpie à tête de babouin protège les poumons, Douamoutef à tête de chacal l’estomac alors que le foie est préservé par Amseti à tête humaine et enfin les intestins par Qebesenouf à tête de faucon.

Horus le Jeune est le fruit de l’union « post mortem « d’Osiris et d’Isis, grâce à la magie de cette déesse. Pour préserver son futur enfant de la vindicte de Seth, Isis choisit les marais de Chemnis, dans le Delta, où les papyrus accueillent le jeune Horus comme une matrice protectrice. A son adolescence, le fils d’Isis va vivre des vicissitudes variées telles la piqûre d’un scorpion dont Isis chasse le venin grâce à ses paroles, sa lutte incessante et âpre contre son oncle Seth pour son assession au trône qu’occupait Osiris avant que Seth ne le tue. De querelles en défis, de combats en subterfuges, le conflit est clos par un jugement divin. Horus est reconnu « juste de voix » et Seth doit admettre sa défaite et rendre hommage au nouveau souverain. Il reste auprès de Rê parce que celui-ci veut conserver la force deSeth, responsable des orages et des tempêtes. Durant les combats, Seth et Horus s’infligent des blessures. L’émasculation de Seth par Horus est une façon imagée d’amoindrir ses caractères belliqueux tandis que l’œil meurtri d’Horus devient « l’oudjat » qui symbolise l’œil divin reconstitué.

L'Horus d'Edfou
Les aventures d'Horus